Justin Trudeau a rencontré en matinée des enseignants provenant de diverses régions de l’Ontario, dans un local du Repaire jeunesse d’Ottawa de l’avenue McArthur.
Justin Trudeau a rencontré en matinée des enseignants provenant de diverses régions de l’Ontario, dans un local du Repaire jeunesse d’Ottawa de l’avenue McArthur.

Trudeau fait encore un lien entre Scheer et Ford

Justine Mercier
Le Droit
Les conséquences des compressions du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford dans le réseau de l’éducation ontarien sont « un rappel » de ce qui « attend » les Canadiens s’ils optent pour un gouvernement conservateur le 21 octobre, a fait valoir le chef libéral Justin Trudeau, lundi matin, lors d’un arrêt à Ottawa.

En cette journée du débat en anglais, qui se déroulait au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, le premier ministre sortant a rencontré en matinée des enseignants provenant de diverses régions de l’Ontario, dans un local du Repaire jeunesse d’Ottawa de l’avenue McArthur.

« Malheureusement, depuis un an, on a vu l’impact des coupures de Doug Ford et des conservateurs sur notre société, sur notre système d’éducation, et c’est un rappel de ce qui nous attend si on choisit un gouvernement conservateur dans deux semaines, a mentionné M. Trudeau. Ils proposent toujours des coupures, de l’austérité et des baisses d’impôts aux mieux nantis. Ils ne sont pas en train d’aider les familles. »

Cet événement de campagne était prévu avant la conclusion, dimanche soir, d’une entente de principe de dernière minute entre le gouvernement de l’Ontario et le syndicat des employés de soutien des écoles publiques. L’accord a permis d’éviter la fermeture de centaines d’écoles primaires et secondaires lundi matin.

Le chef conservateur a aussitôt qualifié son rival de « dégoûtant » parce qu’il chercherait ainsi à marquer des points politiques sur le dos des élèves ontariens.

M. Trudeau a tenté à plusieurs reprises dans cette campagne de lier MM. Scheer et Ford. Le chef conservateur fédéral n’a d’ailleurs jamais fait campagne avec M. Ford jusqu’à présent, y compris lors des visites dans la circonscription même du premier ministre ontarien. M. Scheer a plutôt recruté le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, pour l’aider à récolter des appuis... en Ontario.

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De récentes réformes apportées par le gouvernement Ford dans le système scolaire ont permis d’augmenter la taille maximale des classes, dans le but d’économiser 2,8 milliards $ au cours des cinq prochaines années. Le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario a estimé que d’ici 2023-2024, il y aurait 10 000 enseignants de moins dans les salles de classe de la province.

M. Scheer a estimé lundi que le chef libéral était probablement le seul parent en Ontario à être déçu que la grève n’ait pas été déclenchée. « C’est assez dégoûtant qu’il essaye ainsi de politiser l’éducation des enfants pour son propre bénéfice partisan », a-t-il dit lors d’une brève activité de campagne à Ottawa.

Le chef libéral a souligné que son gouvernement avait augmenté les allocations fédérales pour enfants, réduit la pauvreté infantile et investi dans les communautés. « Mais nous devons avoir des partenaires au niveau provincial prêts à investir eux aussi dans les enfants – et ce dont ces enfants n’ont certainement pas besoin, c’est un partenaire au niveau fédéral qui coupe lui aussi. »

Quelques candidats de l’équipe libérale étaient sur place pour la visite de leur chef, notamment Mona Fortier (Ottawa-Vanier), Catherine McKenna (Ottawa-Centre), Anita Vandenbeld (Ottawa-Ouest-Nepean) et Chandra Arya (Nepean). M. Trudeau n’a répondu à aucune question des médias lors de cette activité.

Avec La Presse canadienne