Cédrick Andrée piaffe d’impatience à l’idée de retrouver ses coéquipiers des 67’s d’Ottawa pour le début de leur camp d’entraînement fixé au 15 novembre, mais demeure nerveux en raison de la recrudescence de cas de coronavirus à Ottawa et dans la province.
Cédrick Andrée piaffe d’impatience à l’idée de retrouver ses coéquipiers des 67’s d’Ottawa pour le début de leur camp d’entraînement fixé au 15 novembre, mais demeure nerveux en raison de la recrudescence de cas de coronavirus à Ottawa et dans la province.

Ligue de l’Ontario: joueurs fébriles, mais nerveux

Jean-François Plante
Le Droit
Cédrick Andrée était excité quand la Ligue de l’Ontario (LHO) a dévoilé certaines dates importantes en prévision de la reprise de ses activités la semaine dernière.

Le gardien de 20 ans pouvait enfin cibler un retour sur la glace le 15 novembre pour le début du camp d’entraînement des 67’s d’Ottawa, mais le vétéran s’inquiète maintenant de la recrudescence des cas de COVID-19 dans la capitale nationale et partout en province depuis quelques jours.

«J’étais fébrile la semaine dernière. Je suis plus nerveux maintenant. La ligue peut bien lancer des dates à mettre sur nos calendriers. Si la pandémie prend de l’ampleur, tout peut être annulé en cinq secondes», a dit celui dont la famille a déménagé d’Orléans au secteur Alta Vista la saison dernière afin de se rapprocher de la Place TD.

À sa dernière année d’admissibilité junior, Cédrick Andrée ne demanderait pas mieux que d’avoir l’occasion d’enfiler le chandail des 67’s à nouveau. Il commençait même à envier ses homologues de la LHJMQ, qui sont à l’entraînement et qui disputent des matches hors-concours depuis presque un mois.

«À un moment donné, je m’imaginais même jouer dans leur ligue. Je m’ennuie de la compétition. C’est bien beau l’entraînement sur glace, mais j’ai hâte de jouer contre une équipe. Il n’y a rien de mieux que d’avoir la sensation de battre quelqu’un dans un match! En même temps, en commençant notre saison deux mois plus tard, peut-être que nous n’aurons pas d’interruption à cause de la deuxième vague. Nous avons encore du temps. D’ici là, je vais sûrement payer quelques dollars pour regarder quelques matches de la LHJMQ sur la webdiffusion. Avec la fin des séries dans la LNH, ils seront les seuls à jouer bientôt!»

En attendant de voir les 67’s se réunir à nouveau sur la patinoire le 15 novembre si tout se passe comme prévu, Andrée s’exerce avec quelques joueurs du club et des entraîneurs spécialisés dans les habiletés individuelles.

Le gardien des 67's d'Ottawa, Cédrick Andrée

«Chaque semaine, il arrive de nouveaux joueurs. Même notre Américain Teddy Sawyer est arrivé. Il a déjà complété sa quarantaine. Les jeunes joueurs du club arrivent. Ça fait du bien de les voir. Nous n’avons pas le droit de tenir des entraînements d’équipe. J’ai vraiment hâte de retrouver la sensation d’une joute.»

Cédrick Andrée devrait être un des trois joueurs de 20 ans des 67’s en 2020-21 avec le défenseur Merrick Rippon et l’attaquant Mitchell Hoelscher.

Recrue sur le qui-vive

Ailleurs dans la LHO, de jeunes recrues attendent le début des camps d’entraînement avec impatience. C’est notamment le cas de Zakary Lavoie, premier Franco-Ontarien à avoir été sélectionné au septième rang de la dernière séance de sélection par les Steelheads de Mississauga.

«Six mois sans hockey, c’est long! Je m’entraîne cinq fois par semaine à l’extérieur de la patinoire et trois autres fois sur la patinoire depuis que nous avons eu l’autorisation d’y retourner. C’est beaucoup. J’ai eu le temps d’ajouter 10 livres de muscles et de toutes les perdre après le retrait de quelques dents de sagesse et ensuite de reprendre cinq livres. C’est long, mais notre réalité maintenant, c’est de freiner la propagation du virus en premier. Le hockey, c’est secondaire», a raconté l’attaquant de 16 ans.

Toujours à sa résidence d’Orléans, Zakary Lavoie a déjà commencé ses études à distance en prévision de son arrivée à Mississauga en novembre. Comme Cédrick Andrée, il s’inquiète toutefois de la flambée des cas de coronavirus dans la province.

«J’espère que nous reprendrons le contrôle. J’ai hâte de vivre mon premier camp. Je vais tout donner ce que j’ai. Je pense avoir le talent et la personnalité pour percer l’alignement des Steelheads dès maintenant.»

Même s’il sait que les hockeyeurs de la LHJMQ vont amorcer leur saison régulière la semaine prochaine, Lavoie dit ne pas s’en préoccuper.

«Je ne suis pas envieux. Ce virus engendre des situations compliquées. J’aime mieux me concentrer sur ce que nous avons à faire de notre côté et vivre avec cette réalité.»