Les candidats libéraux Catherine McKenna, Steven MacKinnon, Karen McCrimmon (à l'arrière), Anita Vandenbeld, Mona Fortier, Marie-France Lalonde et Greg Fergus.
Les candidats libéraux Catherine McKenna, Steven MacKinnon, Karen McCrimmon (à l'arrière), Anita Vandenbeld, Mona Fortier, Marie-France Lalonde et Greg Fergus.

Les libéraux prédisent des «effets dévastateurs» si les conservateurs l'emportent

Justine Mercier
Le Droit
À moins d’une semaine du scrutin, les candidats libéraux de la région brandissent le spectre de coupes pouvant avoir des «effets dévastateurs» dans la fonction publique fédérale si les conservateurs sont portés au pouvoir.

Les députés libéraux sortants Steven MacKinnon (Gatineau) et Catherine McKenna (Ottawa-Centre) ont lancé mardi des flèches en visant presque uniquement dans une seule direction, celle du Parti conservateur d’Andrew Scheer.

Accompagnés de cinq autres candidats libéraux, M. MacKinnon et Mme McKenna ont affirmé que l’élection d’un gouvernement conservateur se ferait durement sentir des deux côtés de la rivière des Outaouais.

«Andrew Scheer a finalement annoncé son plan: couper plus de 14 milliards$ dans l’appareil public et réduire les dépenses du gouvernement du Canada de quelque 53 milliards$ sur cinq ans, a lancé M.  MacKinnon. En Outaouais, nous savons ce que ça veut dire: des milliers de familles qui vivent dans l’incertitude et des valeurs mobilières à la baisse.»

Les libéraux ont multiplié les allusions aux compressions faites lors du mandat conservateur de Stephen Harper et à celles effectuées par le premier ministre progressiste-conservateur ontarien Doug Ford pour affirmer que le parti d’Andrew Scheer, malgré ce qu’il dit, représente une menace à la santé économique de la région.

«Les conservateurs prétendent qu’ils ne feront aucune compression qui toucheront les fonctionnaires ou les services dont les Canadiens et les Canadiennes ont besoin, mais nous savons que c’est faux, a martelé M. MacKinnon. Nous avons joué dans ce film. En effet, nous l’avons vécu avec Stephen Harper, lorsqu’il s’est engagé à réaliser des coupes de 11 milliards dans l’appareil public en 2011. Ça a donné quoi? Six mille postes de moins, des bureaux fermés, des fausses économies et le système de paye Phénix.»

En ce qui concerne les problèmes du système de paye Phénix qui perdurent, M. MacKinnon a soutenu que son parti a fait les efforts nécessaires pour diminuer le nombre de fonctionnaires touchés, sans toutefois pouvoir dire à quel moment la situation serait entièrement réglée si les libéraux demeurent au pouvoir.


« Les conservateurs prétendent qu’ils ne feront aucune compression qui toucheront les fonctionnaires ou les services dont les Canadiens et les Canadiennes ont besoin, mais nous savons que c’est faux, a martelé M. MacKinnon. Nous avons joué dans ce film. »
Steven MacKinnon, candidat libéral dans Gatineau

Le député sortant et candidat dans Carleton, Pierre Poilievre, a pour sa part réagi sur Twitter en accusant les libéraux de «mentir encore». «Les conservateurs vont garder le même nombre de fonctionnaires pour les cinq prochaines années», a-t-il notamment écrit.

En plus de craindre pour les fonctionnaires fédéraux si les conservateurs forment le prochain gouvernement, les libéraux évoquent des risques pour différents projets, notamment en matière d’infrastructures et de logements sociaux.

«La considération du sixième lien» entre Ottawa et Gatineau et l’arrimage des systèmes de transport en commun entre les deux rives font partie des projets qui pourraient ne «jamais» voir le jour si Andrew Scheer devient premier ministre, a mentionné M. MacKinnon.

Les candidats conservateurs de l’Outaouais assurent pour leur part qu’ils comptent se pencher sur les problèmes de congestion routière, de même que sur le projet d’un sixième lien entre les deux rives.